Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 00:40

"D’après ce que j’ai pu entendre de sa part, Dimitri Medvedev voudrait se présenter pour un second mandat présidentiel", a annoncé dans une interview à la BBC l’assistant du président russe Arkadi Dvorkovitch. "Un président qui s’apprêterait à partir dans un an se comporterait autrement. Il me semble que n’importe-quelle personne qui observe attentivement ce que fait Dimitri Medvedev comprendra qu’il veut rester pour un second mandat et continuer à travailler sur les missions qu’il s’est données en 2008."

 

L’assistant n’exclue cependant pas une candidature de Poutine : « Etant donné leurs relations constructives et amicales, je pense qu’ils discuteront de qui devra se présenta. Ils n’ont pas encore pris de décision finale. » Le site de la BBC rappelle que Poutine ne s’est jusqu’à présent pas prononcé sur son avenir politique.

 

Selon un expert interrogé par Gazeta.ru, une chose est sûre : Arkadi Dvorkovitch n’aurait jamais tenu ces propos sans l’aval de Medvedev.

Par Podrujka - Publié dans : Pouvoir
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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 23:52

D'après Gazeta.ru

 

 


 

 

 

La journée de samedi a été marquée par une manifestation violente de supporters de football à Moscou, après le meurtre d’un supporter du Spartak, club de foot de la capitale : Egor Sviridov avait été assassiné une semaine plus tôt par un natif Kabardino-Balkarie.

 

Organisé par des groupes nationalistes et des hooligans (les groupes de supporters plus modérés ayant renoncé à la manifestation), notamment à l’aide des réseaux sociaux sur Internet, le rassemblement, non autorisé et clairement dirigé contre les communautés caucasiennes, a réuni entre 2000 et 6000 personnes et a été le théâtre de nombreux débordements (slogans xénophobes, saluts hitlériens…), dont plusieurs agressions. Les 65 manifestants arrêtés par la police ont tous été relâchés dans les 24 heures ; les autorités seraient actuellement à la recherches des organisateurs.

 

MAJ 13/12 Gazeta.ru nous apprend que plusieurs enquêtes portant sur des agressions liées à cette manifestation ont été initiées aujourd'hui. L'une d'elle concerne le meurtre, dimanche, d'un ressortissant kirghiz par une bande.Les associations communautaires tentent de dissuader les Caucasiens de répondre par une contre-manifestation.

 

Par Podrujka - Publié dans : Société
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 23:07

Je vous vois dans mes statistiques de fréquentation ; vous me lisez, mais n'intervenez que trop rarement. Réagissez, faites connaître votre point de vue, apportez des éclairages ! La raison d'être d'un blog n'est pas de faire du monologue !

Par Podrujka
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 22:59

Extrait de l'interview, disponible dans son intégralité sur le site d'Argumenty i Fakty

 

AIF : Aujourd’hui, la Tchétchénie, comme d’autres république du Caucase du Nord, est une région qui dépend grandement des subventions publiques. Chaque année, le budget fédéral lui octroie des milliards de roubles. Cette situation peut-elle évoluer ?

 

RK : - Aujourd’hui, la république [tchétchène] est à nouveau debout. A présent, nous allons lui apprendre, comme à un petit enfant, à marcher toute seule. Cependant, dès aujourd’hui, nous pourrions nous passer des subventions sans aucun problème. Pour cela, il faut simplement donner à la région la possibilité de disposer des revenus tirés du pétrole qui en est extrait. Je suis sûr que bientôt, si on nous le permet, la Tchétchénie sera excédentaire !

 

AIF : Comment expliquez-vous les attentats de Tsentoroi (le village natal de R. Kadyrov, qui a subit une attaque des terroristes en août 2010) et contre le Parlement (dont les boïeviki ont essayé de s’emparer en octobre) ?

 

RK : - Juste à la périphérie de Tsentoroï, un village ordinaire, il y a une forêt qui va jusqu’à la Géorgie. Il est impossible d’y contrôler les déplacements des gens. Dès que les boïeviki ont essayé d’entre dans le village, ils ont été éliminés. Il n’y avait parmi eux aucun vrai chef de guerre – seulement des «bleus» sans cervelle. Mon seul regret est d’avoir demandé d’enlever les postes de contrôle, parce que j’étais sûr que personne n’oserait attaquer le village. Je le répète, il est possible de pénétrer dans Tsentoroï, mais aucun bandit n’en ressortira jamais vivant. Au Parlement aussi, le groupe a été rapidement éliminé. Il y a des fous partout. Aux Etats-Unis et en Europe aussi, des fous tuent des enfants dans les écoles, abattent des gens dans la rue avant de se tirer une balle dans la tête. Mais il n’y a que chez nous qu’on appelle ces déséquilibrés des combattants pour la liberté ou la foi.

 

AIF : Combien selon vous reste-t-il de combattants en Tchétchénie ?

 

RK : Actuellement, il en reste quelques dizaines. A mon avis, le président Dmitri Medvedev a très bien fait en donnant pour mission de renforcer la lutte [antiterroriste] conjointement au Daghestan, en Ingouchie, en Kabardino-balkarie, etc. Honnêtement, je ne considère pas le district du Caucase du Nord comme le plus problématique. D’ailleurs, les islamistes radicaux – dont se nourrit le terrorisme - existent aujourd’hui dans de nombreuses républiques et provinces du pays. Il faut les combattre non seulement dans le Caucase, mais à Moscou, à Saint-Pétersbourg, au Tatarstan, en Bachkirie et dans d’autres régions.

 

AIF : Des rumeurs courent selon lesquelles vous contraignez les boïeviki à se rendre en retenant leurs proches.

 

RK : Les forces de l’ordre arrêtent les membres des bandes armées et ceux qui les aident, leurs complices directs. Nous interrogeons les gens. S’ils n’ont pas enfreint la loi, on les libère ! On enferme les complices des terroristes comme la loi le prévoit. Par exemple, les sœurs du leader des terroristes Dojou Oumarov vivent à Ourous-Martan et personne ne les touche. En fait, bien souvent, les proches des bandits ne les soutiennent pas. […]

 

AIF : On entend souvent dire qu’en Tchétchénie, les lois russes ne sont pas réellement appliquées. On ne peut pas acheter d’alcool, les femmes sont toutes obligées de porter le foulard, la polygamie est autorisée.

 

RK : Qui dit cela ? Qu’ils viennent et voient par eux-mêmes ! Aujourd’hui, en Tchétchénie, on peut vendre de l’alcool deux heures par jour, entre 8 et 10 heures du matin. Cette règle, comme toutes celles de notre république, ne contredisent pas la Constitution russe. […] A mon avis, il faut limiter drastiquement la vente d’alcool dans tout le pays. Car on sait bien que de très nombreux Russes sombrent dans l’alcoolisme ! Deuxièmement. « Kadyrov a ordonné à toutes les femmes de porter le foulard » ? Je n’ai jamais dit cela même à ma femme ! Nous n’avons pas besoin d’une loi imposée par la force. Toutes mes filles portent volontairement le foulard. L’ainée, qui va avoir 12 ans, s’habille déjà comme le veulent la religion et les coutumes locales. Ainsi, elle préserve l’honneur et la dignité de la famille. Pour la polygamie, c’est plus compliqué. En pratique, les autorités ne peuvent ni la « bénir », ni l’abolir, car il s’agit de la vie privée. Je ne cache pas qu’en tant que musulman profondément croyant, je ne suis pas un adversaire de la polygamie. De plus, en Tchétchénie, depuis la guerre, il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes. Il faut qu’elles puissent fonder un foyer.

 

AIF : De nombreux hommes politiques renommés se sont maintes fois prononcés en faveur de l’indépendance des républiques du Caucase du Nord. Quelle est votre position ?

 

RK : Il ne faut pas faire s’effondrer le pays, mais au contraire, conduire une politique commune. Sans le Caucase, la Russie ne saurait exister ! C’est sa frontière, sa beauté et sa force. Les Tchétchènes ont fait leur choix au moment du référendum. Va voir n’importe-quel habitant d’ici, donne-lui une mitraillette et propose-lui de se détacher de la Russie. Il t’enverra te faire foutre ! Et il viendra tout nous raconter.

Par Podrujka - Publié dans : Caucase
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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 00:14

yevkurov.jpg

photo Reuters

 

Dans une interview à Gazeta.ru, le président Younous-Bek Evkourov fait le bilan de ses deux ans à la tête de l' Ingouchie. Tout en affichant quelques réussites, il ne cache pas son insatisfaction par rapport au règlement trop lent des principaux problèmes - le chômage et la violence -  auxquels est toujours confrontée cette petite république, voisine de la Tchétchénie.

 

Extraits :

 

« Cela fait plus de deux ans que vous dirigez la république. Quel bilan pouvez-vous faire ? Qu’est-ce qui a changé ? De quoi êtes-vous fier ? 

Pour l’instant, il n’y a rien dont je puisse être fier. Il n’y a pas de réel succès ou de percée dans l’éradication du chômage. Mais il n’y a pas non plus de quoi s’apitoyer. Malgré les deux premières années de crise, nous avons gardé la situation sous contrôle, en combattant les « bandits » tout en maintenant l’effort dans les sphères sociale et économique. Ces deux dernières années, nous avons fait baisser la criminalité, surtout ces huit derniers mois. [… Nous avons substantiellement réduit les types de crimes tels que le terrorisme, le banditisme, l’extrémisme. La situation est devenue bien plus calme. […] Certains résultats de notre action ne se voient pas en surface : comme les discussions avec les proches des terroristes abattus, ceux des personnes arrêtées ou recherchées. Ce genre de choses peut prendre un, deux, trois mois avant de donner des résultats. En travaillant avec les « ennemis de sang », nous essayons de leur expliquer que la vendetta ne fait pas partie de nos traditions, que ça n’est pas bien. […] Entre 2009 et 2010, nous avons réconcilié plus de 160 familles.

Les jeunes et le terrorisme

« L’idée que des jeunes s’emparent d’une mitraillette parce qu’ils n’ont rien à faire est une idée fausse. D’après nos analyses, 90% de ceux qui ont pris les armes ont un travail ou étudient. Une partie d’entre eux vit dans d’autres régions de la Russie – ce sont des gens occupés, intégrés dans la vie sociale. Le problème a des origines diverses : l’entourage familial, l’idéologie, l’argent facile, et pour un pourcentage important, le chômage. Il faut lutter avec tout cela par un travail de clarification – expliquer, montrer. Bien sûr, nous impliquons les chefs religieux, mais il ne faut pas espérer que si le mufti et l’imam interviennent, ils seront immédiatement compris et écoutés.

Sur le district de Prigorodnyi (anciennement peuplé d’Ingouches et rattaché à l’Ossétie après la déportation des Ingouches en 1944)

Aujourd’hui, nous sommes face à une réalité juridique. Quand je dis que Prigorodnyi appartient à l’Ossétie du Nord, je dis [aussi] que les réfugiés [ingouches] doivent pouvoir y retourner. Ils doivent retourner chez eux. La question n’est pas de donner à l’Ossétie ce territoire, mais de permettre aux gens de rentrer chez eux. […] Cela fait 18 ans que le problème demeure. Plus de 30 mille de mes compatriotes ne peuvent pas rentrer chez eux. Leur perception des choses est différente de la notre.  Je ne veux pas, et le pays ne veut pas trahir ces gens en disant et en faisant n’importe-quoi. […] Il ne faut pas envenimer la situation. Nous avons des milliers et des milliers de contentieux territoriaux comme celui-là dans le pays. Et nous ne voulons pas acculer les dirigeants du pays avec des propos du type « rendez-nous le territoire, un point c’est tout ». Ce serait du chantage politique.

Par Podrujka - Publié dans : Caucase
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